Comment trouver l’harmonie lorsque les parents ne sont pas d’accord ?

Le rôle parental est un travail complexe. Chaque jour, nous prenons d’innombrables décisions sur ce que les enfants mangent, comment les endormir, combien de temps à l’écran accorder, et quelles règles et conséquences établir et appliquer.

Certains couples ont la chance de partager une approche similaire en matière d’éducation des enfants. Mais de nombreux parents ont des points de vue différents sur la façon d’élever leurs enfants – en fonction de leur propre éducation, de leurs croyances, de leurs valeurs et de leurs attentes envers leurs enfants.

Le conflit qui en résulte peut avoir des effets négatifs sur les enfants, notamment : les enfants qui pensent qu’ils sont la cause de la tension de leurs parents ; la peur et l’insécurité lorsqu’ils voient leurs adultes de confiance en conflit les uns avec les autres ; et une augmentation du comportement d’acteur lorsque les enfants reçoivent des messages mitigés sur leurs attentes et limites.

Heureusement, il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire pour améliorer l’harmonie parentale.

Pratiquez l’écoute véritable et le compromis

Lorsque les parents insistent sur le fait que leur chemin est « juste » et mettent toute leur énergie à convaincre leur partenaire de cette notion, ils ont tendance à se polariser davantage. En fait, les partenaires peuvent ressentir le besoin de compenser ce qu’ils perçoivent comme des actions inappropriées de l’autre. Le parent le plus strict peut devenir plus rigide pour contrer l’indulgence perçue de l’autre partenaire. Le parent le plus indulgent peut devenir encore plus permissif pour contrer la gravité perçue par l’autre partenaire.

Si vous vous trouvez dans cette dynamique, engagez-vous à partager vos points de vue sur les questions parentales sur lesquelles vous avez tendance à être en désaccord. Écoutez ouvertement votre partenaire. Vous n’êtes pas obligé d’être d’accord, mais il est important que vous compreniez d’où vient l’autre et que vous reconnaissiez la validité de son point de vue. Nous voulons tous être entendus et compris. Cela permet d’établir un partenariat plus fort et harmonieux et offre à votre enfant un modèle puissant de respect mutuel et de résolution efficace des problèmes dans les relations.

Lorsque vous discutez de vos approches, n’oubliez pas de mettre l’accent sur ce dont votre enfant a besoin, et non sur celui d’entre vous qui a la meilleure approche et qui « gagne ». Acceptez de réfléchir ensemble à ce que le comportement de votre enfant vous dit et à ce qui l’aidera à faire face à la situation. Ce devrait être l’objectif que vous partagez tous les deux et pour lequel vous vous êtes engagés en fin de compte.

Pause avant de répondre

Lorsque votre enfant adopte un comportement qui exige une réponse
– et ce n’est pas une question de vie ou de mort, comme courir dans la rue ou grimper sur le comptoir
– prenez un temps d’arrêt parental. Prendre le temps de faire une pause avant de répondre aide les parents à éviter d’être réactifs et de travailler à contre-courant.

Il ressemble à ceci : Devant l’enfant – d’un ton très positif – un parent se tourne vers l’autre et dit : « Hmm, c’est un problème. Nous avons demandé à Henry d’éteindre l’iPad mais il ne coopère pas. Alors, Henry, papa et moi allons prendre une minute pour réfléchir ensemble à la façon dont nous pouvons vous aider à suivre cette règle. » Cette stratégie suffit souvent à motiver un enfant à corriger son comportement et à faire un meilleur choix – surtout lorsqu’il vous voit travailler en équipe ! Vous pouvez mettre une minuterie pendant une ou deux minutes pour élaborer un plan que vous vous sentez tous les deux à l’aise de mettre en œuvre. Cela vous donne, à vous et à votre partenaire, la chance de collaborer à une réponse commune.

Jouez sur vos forces mutuelles

Travaillez ensemble pour identifier les forces ou le niveau de confort de chaque partenaire lorsqu’il s’agit de défis parentaux. Le parent qui est moins anxieux au sujet de la nature téméraire de son enfant pourrait prendre l’initiative lorsqu’il se rend au terrain de jeu, ce qui permettrait à l’enfant de prendre des risques adaptés à son âge. Le parent qui a plus de patience pourrait faire face aux crises de colère. Ce n’est pas qu’un parent soit « meilleur » que l’autre. Chacun d’entre nous a des points de déclenchement différents, et vous pouvez utiliser cette prise de conscience pour devenir des co-parents plus efficaces. C’est une force, pas une faiblesse, et tout le monde en profite.

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