Aider les jeunes enfants à partager

Apprendre à partager est un long processus ! Voici comment transformer des moments de lutte en de riches occasions d’aider les enfants à acquérir cette qualité essentielle.

Apprendre à partager est un long processus ! Voici comment transformer des moments de lutte en de riches occasions d’aider les enfants à acquérir cette qualité essentielle.

Pourquoi est-ce si difficile d’apprendre à partager ?

D’une part, les enfants de cet âge n’ont pas encore développé la capacité de se mettre à la place des autres. Cela ne signifie pas que votre enfant est une mauvaise personne ou que vous avez échoué en tant que parent. Les enfants de cet âge sont concentrés sur leurs propres sentiments et pensées, et ils se disent : « Je veux ce Playmobil, et je le veux maintenant ! »

Ce comportement peut embarrasser et frustrer les parents, mais le refus de partager est tout à fait normal à cet âge ! Ces compétences se développent entre 3 ans et demi et 4 ans. Savoir à quoi s’attendre peut aider les parents à gérer leurs attentes et leur frustration lorsqu’ils constatent que leurs enfants ont de la difficulté à se tourner vers les autres.

Ce que vous pouvez faire ?

Il existe de nombreuses façons d’aider les jeunes enfants à apprendre à partager. Voici quelques suggestions à essayer. Certaines approches peuvent être plus efficaces que d’autres, selon la situation et votre enfant :

Assurer la sécurité. Lorsque les jeunes enfants se sentent menacés (comme lorsqu’un ami tente d’arracher leur jouet !), ils réagissent souvent de façon agressive. Ça veut dire attraper, frapper et lancer des objets. Lorsque ce comportement se produit, approchez-vous et arrêtez l’agression. Une simple déclaration à voix basse comme « Je ne peux pas te laisser frapper » montrer son autorité calmement.

Offrez un « Temps ». Dans certains cas, on peut donner à un enfant un tour avec un jouet. « Prends le temps que tu veux avec ce personnage, Sam et Jade t’attendront. Jade, veux-tu jouer avec ces autre personnage jusqu’à ce que Sam ait fini ? » Parfois, les enfants ont l’impression que dès qu’ils commencent à jouer, un camarade leur demande de « prendre un tour ». Il n’y a pas de mal à laisser les enfants avoir un « tour » relativement long avant qu’ils ne partagent. Aidez l’autre enfant à attendre en lui proposant une activité différente.

Utilisez une minuterie ou une horloge. Dans certains cas, laisser un enfant décider quand son tour sera terminé n’est pas pratique. À ces moments-là, une minuterie ou une horloge peut s’avérer utile pour le respect des règles. Ce qu’il y a de bien avec le minuteur, c’est que ce n’est pas l’adulte qui dit aux enfants quand ils doivent partager.

Refléter les sentiments. Lorsque des difficultés surviennent, il est important de reconnaître ce que ressentent les deux enfants. « Tu as pris ce train parce que ça te paraisssait amusant. » Ensuite, aidez l’autre enfant avec ses sentiments en faisant preuve d’empathie :  » Il a d’abord pris ces trains pour pouvoir jouer avec eux à ce moment. Tu auras ton tour plus tard. C’est normal d’être contrarié quand on doit attendre. C’est dur d’attendre ! »

Offrir un « coaching émotionnel ». C’est généralement l’enfant qui attend son tour qui éprouve des difficultés. Parfois, cela signifie qu’il faut écouter la crise émotionnelle temporaire d’un enfant. Sa déception, bien que disproportionnée par rapport aux yeux d’un adulte, semble bien réelle ! Lorsque les émotions d’un enfant sont comprises et validées, cela l’aide à apprendre à se mettre à la place des autres et à passer à la prochaine étape – trouver des solutions.

Guidez les enfants à trouver des solutions. Aidez-les à trouver des moyens d’y parvenir, mais demandez-leur aussi leur avis. Ne sous-estimez pas la capacité des enfants à trouver de bonnes idées et stratégies. Par exemple, vous pouvez demander :  » Nous devons remuer la pâte pour nos biscuits, mais je n’ai qu’une cuillère. Qu’est-ce qu’on fait ? » Plus nous donnons aux enfants les moyens d’être gentils, compatissants et capables de résoudre les problèmes, plus ils auront de chances de l’être.

Offrir de l’information et un vote de confiance. Dans le feu de l’action, les enfants de moins de 3 ans ne seront pas en mesure d’entendre des commentaires correctifs sur leur comportement. Une fois que tout le monde est calme, un bref énoncé sur les attentes aidera les enfants à apprendre de nouveaux comportements. Vous pourriez dire : « La prochaine fois que vous voulez quelque chose, vous pouvez dire : « Je peux avoir un tour ? Attraper et pousser ne sont pas une bonne idée. La prochaine fois, tu peux demander d’abord. »

Apprendre à partager est un long processus. Même certains adultes y travaillent encore ! Plutôt que d’appréhender les moments de lutte entre les enfants, considérez-les comme de riches occasions d’aider les enfants à acquérir ces qualités essentielles.


J’imagine que vous avez déjà eu ce type de comportement avec votre/vos enfant(s). Vous avez appliqué quelle solution ?

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